La politique éducative de la droite, ou comment casser un service public en 4 leçons

LA POLITIQUE ÉDUCATIVE DE LA DROITE
OU
COMMENT CASSER LE SERVICE
PUBLIC EN 4 LEÇONS


En faisant adopter dès l’été 2007 la loi «liberté et responsabilités des universités» (LRU),
présentée comme la priorité de son quinquennat, Nicolas Sarkozy affichait la couleur. Son
objectif est de démolir le service public d’enseignement supérieur et de recherche par
l’autonomie des établissements, porte ouverte à la concurrence et à la marchandisation des savoirs.
Le démantèlement des organismes de recherche et la réforme du lycée, tout comme celle de la
formation et du recrutement des professeurs, procèdent de la même logique.
Ces attaques font partie d’une offensive beaucoup plus vaste menée contre les services publics : la
Poste, la santé, la culture, les transports sont dans la ligne de mire du gouvernement. Secteur après
secteur, ce sont toujours les mêmes méthodes qui sont utilisées pour en finir avec les «services
publics à la française». Voici comment ils procèdent.


DÉNIGRER
LE SERVICE PUBLIC
Le dénigrement du service public et de ses
personnels et le concert de louanges pour les
«performances» du secteur privé qui l’accompagne,
instille dans l’esprit du citoyen que
tout irait mieux si le public était confié au privé.
DES CLASSEMENTS FAUSSÉS : Valérie
Pécresse et les libéraux se réfèrent au classement dit
de Shanghai pour expliquer que l'université française
serait dépassée, son meilleur représentant stagnant
au 42e rang.Or, ce classement ne prend pas en compte
la sélection faite à l'entrée des universités ni leurmode
de financement. Les missions de service public des
universités françaises, comme l'obligation d'accueil
de tous les étudiants sont évacuées. En outre, seules
les performances enmatière de recherche sont prises
en compte, le taux d'insertion professionnelle des
étudiants n'étant pas considéré. D’autres études sont
passées sous silence comme celle de l’institut
SCImago qui classe le CNRS à la première place
mondiale, l’INSERM 10e, le CEA 54e et l’université
Pierre etMarie-Curie 76e. Les universités américaines
et les instituts privés sont loin derrière…


ORGANISER LES
DYSFONCTIONNEMENTS
La réduction des ressources budgétaires du
service public et l’introduction de critères artificiels
de rentabilité réduisent les capacités du service
public à remplir sa mission et découragent les
personnels.
SUPPRESSIONS DE POSTES ET CASSE
DU STATUT : Dans l’Enseignement Supérieur et la
Recherche, alors que le budget 2008 ne présentait
aucune création d’emploi - situation inédite depuis
15 ans -, celui de 2009 créa la stupeur en prévoyant plus
de 1 000 suppressions d’emplois. Dans le primaire et le
secondaire, pas moins de 60 000 postes ont été
supprimés ces cinq dernières années. Et la saignée
continue… Pour faire face à la pénurie programmée de
professeurs remplaçants, le recteur de l’académie de
Créteil a décidé en novembre 2009 de faire appel à des
retraités de l’Éducation nationale et à des étudiants
pour se substituer aux professeurs absents, jetant le
doute sur la qualité de l’enseignement public.
En faisant adopter dès l’été 2007 la loi «liberté et responsabilités des universités» (LRU),
présentée comme la priorité de son quinquennat, Nicolas Sarkozy affichait la couleur. Son
objectif est de démolir le service public d’enseignement supérieur et de recherche par
l’autonomie des établissements, porte ouverte à la concurrence et à lamarchandisation des savoirs.
Le démantèlement des organismes de recherche et la réforme du lycée, tout comme celle de la
formation et du recrutement des professeurs, procèdent de la même logique.
Ces attaques font partie d’une offensive beaucoup plus vaste menée contre les services publics : la
Poste, la santé, la culture, les transports sont dans la ligne de mire du gouvernement. Secteur après
secteur, ce sont toujours les mêmes méthodes qui sont utilisées pour en finir avec les «services
publics à la française». Voici comment ils procèdent.


INSTAURER LA CONCURRENCE
POUR MIEUX TRANSFÉRER
UNE PARTIE DES ACTIVITÉS
VERS LE PRIVÉ
Créée de toutes pièces, l’incapacité du service
public à couvrir les besoins des usagers permet
de justifier le transfert de pans entiers d’activité à
des sociétés privées.
LE PRIVÉ CHOUCHOUTÉ : Pour compenser
les supposées défaillances de notre système éducatif,
les libéraux l’ouvrent au secteur marchand et mettent
en concurrence établissements, élèves, étudiants,
enseignants et diplômes. Mais l’enseignement public
résiste tant et si bien que les libéraux s’ingénient
désormais à favoriser ouvertement le privé : aides aux
centres d’apprentissages privés, dégrèvements
d’impôts pour les officines privées d’aide aux devoirs,
loi Carle pour favoriser l’implantation et le financement
de nouvelles écoles primaires privées, accord Vatican-
Kouchner pour reconnaître les diplômes de
l’enseignement supérieur catholique privé à l’égal de
ceux du public. Dernière annonce en date, en 2010, le
gouvernement double le nombre de postes au concours
de professeurs dans l’enseignement privé, alors qu’il
organise la pénurie d’enseignants dans le public.


ACHEVER LE SERVICE PUBLIC
AU NOM DE L’ÉGALITÉ DE
TRAITEMENT
Au nom de la «concurrence libre et non faussée»
entre établissements, inscrite dans le traité
européen de Lisbonne, les avantages accordés au
privé se multiplient. Les services publics se
retrouvent cantonnés aux activités non rentables
alors que le transfert des activités rentables ouvre
la voie aux profits privés.
NOUS POUVONS ENCORE
L’EMPÊCHER !
La France n’a jamais été aussi riche de son histoire. Elle a
donc les moyens d’une école de qualité au service du plus
grand nombre. Pour cela il faut partager les richesses. Le
Parti de Gauche milite pour l’instauration d’un revenu
maximum. Il défend le droit de tous les jeunes à des
qualifications validées par des diplômes nationaux
reconnus par les conventions collectives. Alors que le
gouvernement augmente ouvertement lesmoyens alloués
à l’enseignement privé, au détriment de l’école publique, le
Parti de Gauche promeut une laïcité intransigeante en
France à tous les niveaux. Aux prochaines élections
régionales, il défend que l’argent des régions aille aux
établissements publics plutôt qu’au privé.


Les 14 et 21 mars,
VITE UNE BONNE GAUCHE CONTRE LA DROITE
avec le Front de Gauche, je vote pour
les listes ENSEMBLE pour des régions À GAUCHE
S O L I D A I R E S , É C O L O G I S T E S  E T  C I T O Y E N N E S
POUR UN SERVICE PUBLIC LAÏQUE
AU SERVICE DU PEUPLE.
PARTICIPEZ AUX COMBATS DU PARTI DE GAUCHE.

Source : http://www.lepartidegauche.fr/militer-eduquer/tracts/1714-la-politique-educative-de-la-droite-ou-comment-casser-un-service-public-en-4-lecons