Salaires des enseignants La CGT Educ’Action dénonce "une revalorisation tronquée"

Publié le par Unis dans la rue. Unis dans les urnes.

Après l’annonce par Luc Chatel de son plan de revalorisation, la CGT Educ’action a dénoncé une "revalorisation tronquée" car ces mesures ne concernent qu’un quart des enseignants.
Concrètement, les annonces du ministre de l’Education consistent en :
- 157 euros par mois pour les futurs professeurs des écoles, certifiés, PLP ;
- 259 euros pour les agrégés, tous nouvellement « masterisés » au détriment d’une formation initiale et continuée littéralement sacrifiée ;
- 660 euros annuels pour les jeunes collègues de moins de 7 ans d’ancienneté, soit 55 euros par mois.

Dans un communiqué, la CGT Educ’action note que "les 3 quarts des personnels sont donc « oubliés » !

Ils verront, au contraire, leurs conditions de travail continuer à se dégrader, face aux 40 000 emplois supprimés depuis trois ans et présentés comme devant financer la pseudo revalorisation. Cette politique induit une différenciation, voire une concurrence, entre des personnels exerçant les mêmes missions.

La CGT Educ’action revendique, au contraire, l’arrêt des suppressions d’emplois, le droit à une formation initiale et continuée de qualité, ce qui implique l’abrogation de la réforme de la masterisation des concours. En matière de rémunération, elle exige un plan pluriannuel de revalorisation pour tous, fondé sur un déroulement de carrière commun à tous les personnels de l’Education Nationale.

Elle revendique une progression de la grille indiciaire, liant qualification et rémunération, partant de 2 fois le SMIC comme l’exige la CGT pour tous les salariés.

Cette augmentation générale permettrait de compenser les pertes cumulées depuis 20 ans.

Dans l’immédiat, nous exigeons 70 points d’indice supplémentaires pour tous."

Publié dans France

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