cgteduc93 : Infos syndicales d’Avril aux personnels

Publié le par Unis dans la rue. Unis dans les urnes.

Sommaire :

- Mobilisation dans l’éducation
- Après le 23 mars…
- Le point sur les postes dans le département et l’académie
- Affectation des stagiaires du 1er et du 2nd degré à la rentrée 2010 à Créteil : catastrophe annoncée !
- Revalorisation des enseignants !
- Etats généraux de la sécurité à l’école
- Titularisation des agents non-titulaires
- Voie technologique
- Rythmes scolaires
- Modalités du baccalauréat professionnel
- Protocole d’inspection des CPE !
- Menaces sur 9 CIO du département
- Pétition pour un 6e collège à Aubervilliers
- 3e tour social
- Hausse des tarifs du gaz
- Conditions de travail. Santé. Une enquête nationale de la Cgt-Educ’Action
- Infos-carrières : Mutations, affectations, notation et promotions
- Autres communiqués et infos récentes
- Permanences syndicales
- Calendrier syndical prochain

TOU-TE-S ENSEMBLE : POURSUIVONS LA MOBILISATION DANS L’EDUCATION
LES 10 ET 14 AVRIL

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La situation dans l’éducation est profondément dégradée. La rentrée prochaine annonce de nouvelles aggravations.
Dans nos écoles du 93

- Des milliers de journées non remplacées
- Des étudiants devant les élèves
- À peine 100 emplois créés pour des milliers d’élève supplémentaires à la rentrée dans le 93

Dans nos collèges, lycées et LP
- 22 postes supprimés dans les collèges pour 700 élèves de plus à la rentrée dans le 93
- 133 postes supprimés dans les lycées et LP et des dizaines de postes bloqués (en voie de suppression) alors que l’académie accueillera plus de lycéens
- Des places toujours plus insuffisantes pour accueillir tous les élèves en lycée et en LP.

A la rentrée prochaine
- Des enseignants en responsabilité devant les élèves sans aucune formation _- Des enseignants expérimentés au chômage parce que non-titulaires
- Des réformes qui remettent en cause le droit à une éducation de qualité
Exigeons une autre politique dans l’éducation. Après 2 mois de mobilisation, Luc Chatel n’a répondu positivement à aucune des revendications.
La mobilisation doit se poursuivre dans l’éducation. Plusieurs rendez-vous sont déjà fixés, d’autres à venir : Manifestation départementale Parents-Professeurs samedi 10 avril 2010 à 10h à Bobigny de l’IA à la Préfecture à l’appel de l’intersyndicale 93 (CGT-Educ’action, FSU, SE-UNSA, Sud Education, SGEN-CFDT) Rendez-vous Promenade Jean Rostand / angle Rue Claude Bernard. Vous trouverez ci-joint l’appel commun

Rassemblement pour porter les revendications des écoles et établissements Mercredi 14 avril à 14h au Rectorat de Créteil : Lire l’appel
Avec plusieurs autres organisations, la CGT-Edu’action appelle tous les établissements à se saisir de ce rendez-vous, à se réunir pour faire le point sur les revendications (postes, moyens, vie scolaire) et à venir les porter au rectorat le 14 avril à 14h. Une audience est demandée.
Rappelons que les postes définitifs peuvent être créés jusqu’au 12 mai.
Vous trouverez ici du matériel pour préparer ces mobilisations et notamment des questionnaires pour établir les cahiers de revendication

Pour la CGT-Educ’action 93, ces actions font suite à la mobilisation commencée depuis 2 mois et n’excluent pas d’autres initiatives. C’est ainsi que nous appelons à signer massivement la pétition contre la fermeture des CIO et celle pour le maintien des dédoublements dans l’enseignement professionnel
C’est ainsi qu’à la suite de notre commission exécutive, le conseil national de la CGT-Educ’action vient de décider de lancer une campagne, que nous souhaitons intersyndicale, de refus d’être tuteur dans le cadre de la mastérisation. Nous la souhaitons intersyndicale au niveau national. Refusons d’appliquer les contre-réformes !
C’est ainsi que ce même conseil national vient de réaffirmer son refus de participer aux Etats-Généraux de la sécurité à l’école.
C’est ainsi que la CGT-Educ’action est favorable à de nouvelles initiatives unitaires de grève nationales.

23 MARS… UN AIR DE PRINTEMPS DE LUTTES !
IL FAUT POURSUIVRE

Une réussite que la journée de grève et de manifestations du 23 mars. Des centaines de milliers de manifestant-e-s dans des manifestations colorées et combatives (60.000 à Paris ! Une première mobilisation interprofessionnelle qui en appelle d’autres. Les organisations syndicales confédérales se réunissent ce mardi 30 mars pour décider des suites. Lors de l’intersyndicale interprofessionnelle, la CGT a porté la nécessité de nouvelles initiatives unitaires en-avril.
Retraites, salaires, services publics et emploi sont autant de dossiers sur lesquels la CGT-Educ’action 93 estime qu’une riposte d’ampleur rapide au niveau interprofessionnel est indispensable.

Lire le communiqué de la Cgt

LE POINT SUR LES POSTES DANS LE DEPARTEMENT ET L’ACADEMIE

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Le CTPD du 22 mars et le CTPD du 24 mars ont examiné les suppressions de postes prévus par l’IA et le rectorat et l’IA dans les collèges et les lycées et LP. Au cours de ceux-ci, la CGT-Educ’action a dénoncé les conditions de rentrée et porté les revendications des établissements. Nos déclarations et compte-rendus sont à consulter pour les collèges et pour les LGT et LP
En collèges, rappelons que lors du CTPD du 4 février, nous notions que l’augmentation attendue des effectifs de 700 à 900 élèves aurait du induire "mécaniquement" au moins 50 emplois supplémentaires dans le département, et ce sans compter la nécessaire amélioration des taux d’encadrement. Dans ces conditions, la suppression de 10 emplois décidées par le cadrage académique en application du budget ministériel dans le département était inacceptable tant pour la rentrée où les conditions d’accueil vont encore se dégrader, que pour l’avenir : puisque dans un contexte de montée des effectifs, elle assèche le potentiel d’accueil des élèves pour les rentrées futures. Au final, ce sont 93 suppressions de postes qui sont prévues pour 82 créations en collèges.
En ce qui concerne les SEGPA.
Nous continuons à contester le choix de réduire les capacités d’accueil en SEGPA. Un effectif de -144 élèves par rapport aux effectifs prévus à la rentrée 2009 était annoncé en janvier : cela serait une forte diminution de près de 5% des effectifs de SEGPA dont nous nous interrogeons sur les raisons. Une telle prévision amène à ce que les SEGPA paient une large part dans les suppressions. 9 divisions de SEGPA supprimées. Au final, les 8 suppressions d’emploi annoncées en février se transforment en 10 suppressions de postes dont 7 de PE.

Rappelons que cette évolution négative dans les collèges et SEGPA s’accompagne également de créations de postes nettement insuffisantes dans le 1er degré (CTPD du 29 janvier) et de la suppression en solde de plus de 130 postes définitifs à ce jour (auxquelles pourraient s’ajouter de nombreux postes aujourd’hui bloqués) dans les LP et LGT de l’académie qui accueilleront tout de même des centaines d’élèves supplémentaires. Sans compter les centaines d’élèves sortants BEP qui risquent de ne pas avoir de place en lycée pro ou LGT.

En LP, le rectorat compte que les moyens supplémentaires entrainés par les créations qu’il a du opérer pour accueillir les élèves sortants de BEP restent des moyens provisoires (de l’ordre de 150 postes provisoires). Conséquence : alors que les LP auront l’an prochain des centaines d’élèves de plus, que les heures-poste évoluent de l’ordre de +100 emplois, il y aurait tout de même plus de 50 suppressions de poste (avec des disciplines particulièrement touchées : génie industriel, secrétariat et compta, arts appliqués, lettres-anglais..).
Pour l’instant, le rectorat campe également sur le refus de doter les établissements à la hauteur des horaires prévus par les grilles officielles et avec l’ensemble des dédoublements. C’est l’objet de la pétition que nous vous appelons à continuer à faire signer et à nous transmettre (nous avons déjà déposé 500 signatures). A signaler que des établissements ont réussi par leur mobilisation à récupérer des moyens.

Dans les LGT, les DGH ont été faites avec l’objectif de maintien des bases actuelles des DGH. Cependant pour les lycées essentiellement technologiques le volume de 10h30 (dans le cadre de la réforme du lycée) va avoir de terribles conséquences puisque pour financer les dédoublements dans les enseignements d’exploration des heures devront être prises sur d’autres disciplines, entraînant ainsi des suppressions d’heures et de poste.
En LGT, le solde des postes fait apparaître 82 suppressions, alors qu’en janvier les documents prévoyaient 50 suppressions d’emplois en LGT. Il faut y ajouter 196 postes bloqués qui permettent « la suppression du poste si celui-ci se libère ».. Autrement dit, à court terme 278 suppressions de postes sont programmées, pour seulement 333 élèves de moins : à ce rythme on va bientôt supprimer 1 prof pour 1 élève en moins.
L’analyse par matières montre que certaines disciplines sont particulièrement touchées  : philo, sc physiques et physique appliquée, et surtout les disciplines industrielles : génie civil, électronique, productique, avec un record en construction mécanique, discipline qui perd d’un seul coup 8.2% de ses postes ! Nous y voyons bel et bien un élément significatif de très mauvais augure pour l’avenir de la voie technologique industrielle.

Au niveau des CPE revendiqués par de nombreux établissements au cours de la mobilisation, le rectorat ne crée que 4 postes (dont 2 pour les internats d’excellence) et en officialise 4 autres déjà existants en provisoire. Dans le même temps, il en supprime 1 et en transforme 5 en postes de direction. Autant dire qu’avec 2 créations en solde, l’on est, là aussi, très loin du compte. 2 collèges (dont le collège Timbaud de Bobigny) ont réussie à arracher un poste supplémentaire

Dans le cadre de cette préparation de la rentrée, nous nous interrogeons également sur la forme que prennent les discussions dans les collèges et lycées du département sur cette question de la dotation et de la répartition des moyens. En effet, il nous est remonté que des établissements n’ont même pas tenu leurs CA. Que dans certains, le travail de répartition des moyens n’a pu être réalisé et que les CA n’ont pu se prononcer sur l’emploi des heures, sur les TRMD. Quand cela a été le cas, les personnels peuvent découvrir que les choix d’implantation des postes peuvent être différents de ce qui a été discuté dans les établissements.

La préparation de la rentrée et la mobilisation pour imposer d’autres conditions de rentrée ne sont pas finies. Des postes définitifs peuvent être, selon le rectorat lui-même, créés jusqu’au 12 mai, des postes provisoires jusqu’au 28 juin.
Dans tous nos établissements, dressons la liste de nos revendications en terme de moyens, de poste, de transformation d’HSA, de personnels formés et allons les porter ensemble au rectorat le 14 avril.
Utilisez les questionnaires proposés
Nos déclarations et compte-rendus sont à consulter pour les collèges et pour les LGT et LP

AFFECTATION DES STAGIAIRES DU 1ER ET DU 2ND DEGRE A LA RENTREE 2010 A CRETEIL : CATASTROPHE ANNONCEE !

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Lors du Comité Technique Paritaire Académique (CTPA) du mercredi 24 mars 2010, le Recteur de Créteil a officialisé la "gestion" des stagiaires du 1er et 2nd degré à la rentrée 2010. La circulaire académique est à consulte sur notre site
Dans le 1er degré, 300 stagiaires devraient être affectés dans le 93 et 857 dans le 2nd degré au niveau académique sur des temps complets correspondant à la quotité de service de leur corps identifiés. Ces supports seront identifiés pour des stagiaires : ce sont dons des centaines de postes qui vont être bloqués pour l’affectation de ces stagiaires !
Le recteur a fait le choix que le stagiaire soit le plus possible en responsabilité dans sa classe (puisque pas de remplaçants). Les modalités de formation choisies pour Créteil seront :
Accueil administratif et « social » le 25 aout et « début de formation pédagogique » les 30 et 31 août par les inspecteurs sur la conduite de la classe dans le 2nd degré et de 5 jours dans les écoles avec les « maîtres de stage ». Ces journées seront sur la base du volontariat puisque le stagiaire n’est pas encore nommé.
A partir du début de l’année scolaire, le dispositif de « formation » repose dans le 2nd degré sur l’accompagnement par un professeur tuteur sur l’année avec 2 « temps forts » (selon l’expression du recteur) :
- sur septembre-octobre (le tuteur viendra 3h par semaine dans la classe du professeur stagiaire). entre les vacances de février et Pâques où le professeur tuteur accueillera un étudiant M2 dans sa classe pendant une semaine un étudiant M2 qui prendra ensuite celle-ci en responsabilité pendant 2 semaines. Pendant ces 2 semaines, le tuteur sera donc déchargé de classe pour accompagner le stagiaire. Après ces 2 semaines en responsabilité, l’étudiant serait à nouveau accompagné par l’enseignant tuteur qui reviendrait dans sa classe.
Par ailleurs est prévu un temps de décharge de 2h pour les professeurs stagiaires non agrégés. Cela équivaut à 72h annuelles qui permettront de libérer une journée par semaine qui peut être utilisée pour l’organisation de journées ou ½ journées de « formation » sur le modèle des néo-titulaires. Rien ne garantit que ce temps de décharge de 2h se concrétise par 2h libérées : elles pourront être en HSA. Le stagiaire 2nd degré aurait par ailleurs l’équivalent d’une semaine de formation en regroupement des stagiaires au 1er trimestre et la possibilité ouverte de participer au PAF

Dans le 1er degré, le stagiaire sera en co-intervention jusqu’aux vacances de la toussaint chez un « maître de stage ». Puis il sera affecté en responsabilité sur des remplacements de longue durée. Un stage groupé sera organisé en février pendant lequel le stagiaire pourra être remplacé par un étudiant M2. C’est l’amplification de la mise en responsabilité d’étudiants dans les classes que nous avons dénoncé cette année. Les stagiaires auront également les 18h d’animation pédagogique dans les circonscriptions et pourront avoir des visites-conseil des maîtres-formateurs (comme tous les professeurs d’école)
Au final, non seulement le tiers de formation prévue par le cadrage ministériel est déjà insuffisant, mais le rectorat a décidé de compter le temps d’accompagnement du tuteur dans le temps de formation des stagiaires. On est donc loin même du 1/3 temps de formation.

Ces annonces sont la confirmation que la rentrée 2010 sera celle de la mort de la formation initiale des enseignants et des IUFM. La CGT rappelle son opposition totale à la mastérisation du recrutement des enseignants et rappelle son combat pour une mastérisation de la formation des enseignants.
Au bout du compte, tout cela aura des conséquences dramatiques sur l’absence d’une véritable formation initiale des futurs enseignants mais aussi sur l’emploi des titulaires et le réemploi des non titulaires selon les disciplines.
Nous refusons que les reçus concours 2010 soient en responsabilité sur un temps complet à la rentrée prochaine. C’est catastrophique pour les futurs collègues concernés qui se verront imposer un temps de service complet dans des conditions forcément désastreuses, sans préparation, sans connaissance de l’académie, sans formation. L’accompagnement prévu par le biais d’un compagnonnage n’est pas un dispositif satisfaisant.
C’est catastrophique pour les élèves qui ont besoin d’enseignants formés. Cela aura des incidences très fortes sur les opérations de mutations et sur le réemploi des non-titulaires.

REVALORISATION DES ENSEIGNANTS/DROIT INDIVIDUEL A LA FORMATION/ « MOBILITE » /SANTE DES PERSONNELS :
4 ARNAQUES UN DIMANCHE SOIR !

Communiqué de la CGT-Educ’action-Créteil

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Avant même de recevoir mardi 30 mars 2010 les organisations syndicales, Luc Chatel avait annoncé dimanche 28 mars 2010 qu’une toute petite partie des enseignants bénéficieront d’une revalorisation salariale : 20.000 débutants et 170.000 enseignants des échelons bas déjà en fonction, vont bénéficier de mesures de revalorisation salariale à partir du 1er septembre 2010.
"On va proposer en début de carrière une augmentation de 157 euros nets par mois pour les professeurs des écoles et les professeurs certifiés (...) et pour les professeurs agrégés 259 euros [nets mensuels] d’augmentation", a-t-il précisé à la presse. A ces mesures, qui entreront en vigueur le 1er septembre 2010, s’ajoute une revalorisation salariale de 660 euros nets en moyenne par an pendant sept ans pour les enseignants déjà en fonction, soit 170.000 enseignants supplémentaires. Les enseignants du primaire et du secondaire sont 857.300 en France. Cela signifie que les ¾ des enseignants ne seront pas augmentés.
Le ministre de l’Education a par ailleurs annoncé la mise en place en septembre 2010 d’un DIF (Droit individuel à la formation), suivi par les enseignants "sur la base du volontariat". Cette formation, de 20 heures par an, sera "complémentaire aux formations de l’Education nationale", a expliqué à l’AFP le ministre. Elle sera effectuée pendant les vacances scolaires et sera rémunérée "50% du salaire horaire", a précisé le ministre.
Le ministre a également annoncé la création d’"un entretien systématique" consacré à la mobilité professionnelle pour "tous les professeurs après deux ans et ensuite après 15 ans de carrière" et la mise en place sur internet d’"un portail unique" recensant "les postes à pourvoir hors Education nationale". _ Un dispositif de "formation-reconversion", destiné en particulier aux enseignants de la voie technologique sera ainsi mis en place.
Sur le plan de la santé sera lancée une campagne de recrutement de "80 médecins de prévention" à partir de juin 2009, a déclaré le ministre. Un bilan de santé sera proposé à "tous les personnels de l’Education l’année de leur 50 ans" à partir de la rentrée 2010, a-t-il ajouté.

C’est sans surprise la confirmation de l’arnaque de la communication ministérielle et présidentielle sur la question de la revalorisation salariale des enseignants. La réalité, est que le ministre supprime l’échelonnement indiciaire de début de carrière (1er et 2ème échelon actuel), qui correspond à l’année de stage de l’enseignant recruté jusqu’à présent après la licence.
Si effectivement, les enseignants débutants seront revalorisés, la comparaison avec la situation actuelle montre qu’en réalité les nouveaux enseignants vont y perdre !
En effet, avant le concours, « l’enseignant revalorisé » ne touchera au mieux que les 3000 euros s’il effectue des stages en responsabilité puis, une fois le concours obtenu, il entrera dans la nouvelle grille « revalorisée ».
En supprimant ainsi l’accélération de début de carrière obtenue par les enseignants en 1990 et en reculant l’entrée dans le métier, le ministère fait perdre plus de 13.000 euros aux « enseignants revalorisés » sur les 10 ans suivant leur année de M1 par rapport aux enseignants actuels ! Sans même aborder la question de la retraite et des années ainsi supprimées dans le décompte des annuités alors que le gouvernement a dans l’idée de reculer l’âge de départ à la retraite…. Là aussi le gouvernement va engranger le bénéfice de la masterisation vue par Darcos/ Chatel. A l’évidence, la reconnaissance des qualifications et le rattrapage des pertes de salaire cumulées depuis 20 ans ne pourront se faire sans une lutte englobant l’ensemble des salariés, du public et du privé.
La CGT Educ’action revendique un reclassement immédiat de tous. Elle demande la disparition actuelle de la « hors classe » par son intégration indiciaire dans un déroulement de carrière commun à tous les personnels.
La CGT Educ’action revendique une augmentation du traitement, pour tous les personnels d’éducation, liant qualification et rémunération, commençant à deux fois le SMIC actuel, sur la base des revendications salariales de la CGT
Cette augmentation de l’ensemble de la grille permettrait de compenser les pertes cumulées depuis de nombreuses années et place le début de carrière d’un enseignant à 2600 € bruts. Par ailleurs, pour répondre aux besoins immédiats des personnels, la CGT Educ’action revendique une augmentation de 70 points d’indice pour les actifs (soit plus de 300 euros), et de 200 € pour les retraités.

A lire le communiqué de la CGT-Educ’action sur la revalorisation tronquée pour 1 quart des enseignants pour solde de tout compte

Concernant le Droit Individuel à la formation, nous tenons à rappeler au ministre que ce droit doit être appliqué depuis…octobre 2007 ! Pour le reste, le ministre se contente de répéter une loi qui aurait dû être appliquée depuis 3 ans… et encore, il met en avant les formations durant les vacances oubliant l’intégralité de la loi : L’administration ne peut pas imposer à un agent, sans son accord, de réaliser des actions de formation en dehors du temps de travail : http://www.unsen.cgt.fr//index.php ?option=com_content&task=view&id=709&Itemid=404
Concernant la « mobilité » : le ministre confirme que la loi de mobilité va être un formidable outil pour reconvertir la moitié des enseignants de STI, sans oublier les enseignants des disciplines tertiaires des lycées professionnels…le gouvernement cherche tous les moyens possibles pour réaliser son dogme de supprimer des emplois de fonctionnaires. 2010 aura été l’année des suppressions de postes grâce à la disparition de la formation initiale des enseignants, 2011 sera celle des suppressions de postes grâce aux « reconversions ».
Enfin, concernant la santé des personnels : annoncer une visite à l’âge de 50 ans signifie que les enseignants n’auront pas de visite médicale pendant plus de 25 ans après le début de leur carrière… le ministre peut-il en toute conscience considérer que cela répond à l’urgence alors que la souffrance des enseignants au travail a largement été exprimé ces derniers mois ?!!!

LA CGT-EDUC’ACTION NE PARTICIPERA PAS AUX ETATS GENERAUX DE LA SECURITE A L’ECOLE

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Pour éviter de répondre aux revendications, Luc Chatel a proposé la mise e, place d’Etats généraux de la sécurité à l’école. Sans nier l’existence de violences à l’école, l’union nationale CGT-Educ’action a décidé de ne pas y participer. Dans un courrier adressé le 26 mars à Luc Chatel, elle écrit :

« Si nous partageons l’idée que l’école doit être et demeurer le lieu de l’apprentissage du « vivre ensemble » », il en va tout autrement de notre appréciation quant à votre action et aux perspectives que vous donnez au traitement de la « violence » à l’école.
Une longue partie de votre propos met en avant la politique « sécuritaire » que vous mettez en place : diagnostic de sécurité, équipes mobiles de sécurité, policiers référents, s’ajoutant aux portiques de sécurité et à la vidéosurveillance. Ces deux derniers dispositifs, non seulement ont fait la preuve de leur inefficacité (les incidents dramatiques dans les établissements du Val de Marne le prouvent) mais toutes ces mesures et le discours sécuritaire qui les accompagne visent à ignorer la question cruciale des causes de cette violence et à contourner celle, non moins cruciale, des moyens humains engagés pour la prise en charge, l’enseignement et l’encadrement des élèves. L’ensemble de ces moyens contribue pourtant à la prévention de la violence en milieu scolaire.
Pour la CGT Educ’action, cette violence est intrinsèquement liée aux difficultés sociales croissantes et à l’exclusion qui en découle. Partout, chômage, précarité, inégalités explosent, entraînant pour les familles, des difficultés accrues, la misère et l’exaspération sociale. S’y ajoutent discriminations, ghettoïsation urbaine et pression policière...
Par manque de volonté politique et de moyens financiers, le plan Espoirs banlieue est un échec. Les services publics, notamment sociaux (suite aux suppressions massives d’emplois) et les associations de quartier sont asphyxiés. Le chômage des jeunes atteint des taux records dans certains endroits, favorisant repli et dérives violentes. Cette violence sociale participe de la violence à l’école. L’école elle-même génère échec et exclusion, aggravés par les récentes réformes du système éducatif, notamment de la carte scolaire, de l’éducation prioritaire, du primaire, de la voie professionnelle et récemment de la formation des maîtres. Les résultats sont les suivants : peu ou pas de mixité sociale et scolaire, la situation d’exclusion d’élèves, d’écoles et d’établissements, l’abandon des personnels, leur formation réduite (à néant dès l’an prochain !), leur expérience insuffisante, l’absence d’équipes éducatives, le traitement de la violence « réservé » aux CPE et aux personnels de surveillance, l’instabilité des non titulaires et jeunes titulaires, les effectifs trop lourds… […]
Or, si les violences sont toujours très nombreuses (il est cependant difficile de savoir si elles augmentent…), les moyens sont, eux, toujours plus réduits ! Depuis 2003, globalement les effectifs des personnels d’éducation ont été amputés de façon drastique, dont 61 600 d’enseignants (titulaires, non titulaires, stagiaires).
Dans le 1er degré, la dépense par écolier est bien en deçà de la moyenne des pays de l’OCDE, les compétences, en lecture surtout, régressent, la maternelle et les RASED sont menacés. Dans le second degré, le nombre de médecins, assistants sociaux, infirmiers, CPE, surveillants sont notoirement insuffisants, voire inexistants (éducateurs, psychologues) malgré les besoins croissants des élèves ! Nous pensons pourtant que le traitement de la violence est aussi une question de moyens. La présence renforcée d’adultes à l’école est un facteur anti-violence avéré.
A juste titre, les personnels exigent la création de postes de surveillants, de personnels d’encadrement et de Vie scolaire (le recrutement des CPE par concours a été divisé par 4 depuis 2002), de personnels « médico-sociaux » et d’éducateurs intégrés à des équipes pédagogiques stables. Mais globalement, dans l’Éducation nationale et ailleurs, la politique actuelle pourrait se résumer ainsi : ne pas s’attaquer à la structure de ce système inégalitaire, ignorer les besoins, abandonner une partie de la population, tout en donnant l’illusion d’agir…

La CGT Educ’action s’oppose au plan proposé […]. La seule réponse de l’État, surmédiatisée, est strictement sécuritaire. Une mission concernant « les sanctions à l’école » est confiée au « criminologue » Alain Bauer. Un sociologue quant à lui, parle de « législation antiterroriste »…Et pas un mot sur la prévention ! Cette dérive s’inscrit dans un contexte de judiciarisation des comportements, notamment des mineurs. On a du mal à prendre en compte qu’un jeune au comportement violent puisse être aussi une victime. On confond enfants en danger et enfants délinquants, bagarres de récréation et faits graves (et nombre de mineurs sont placés en garde à vue !). Une « justice des mineurs de masse » s’installe quand les mesures éducatives et le soin (là encore par manque de moyens) laissent place aux mesures pénales et à un avenir encore assombri… Ainsi, on ne croirait plus en l’éducation alors que la répression aggrave toujours la violence !
Pour nous, le bon plan est local et humain.
[…] Dans l’immédiat, et à l’encontre des effets d’annonce concernant les réflexions d’un criminologue sur les sanctions à l’école, nous demandons que soit mis en place un vrai travail de réflexion sur la prévention, avec tous les acteurs de l’Éducation nationale, la Protection Judiciaire de la Jeunesse, les juges pour enfants, l’aide sociale à l’enfance… Face à la violence sociale, l’école ne saurait être considérée comme un sanctuaire.
Ainsi, préférant l’Education à la répression, la CGT Educ’action se prononce pour des états généraux de la prévention et contre des états généraux de la sécurité à l’école ! En l’état, elle ne participera pas à de tels États Généraux mais reste disponible pour tout ce qui concernerait l’amélioration des conditions de travail des personnels et d’études des élèves.

IL N’EST PLUS QUESTION D’UN PLAN DE TITULARISATION DANS LA FONCTION PUBLIQUE MAIS SEULEMENT DE "L’AMELIORATION DE LA GESTION DES AGENTS NON-TITULAIRES" !
LE GOUVERNEMENT SE MOQUE DE SES PERSONNELS !

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Communiqué de la CGT-Educ’action-Créteil
Rencontrant les organisations syndicales vendredi 26 mars 2010, Eric Woerth a annoncé qu’un projet de loi serait déposé pour mettre fin "aux situations précaires abusives" dans la Fonction Publique. Ce texte aurait pour objet de "rompre avec ces situations", d’"essayer de fixer les règles du jeu" et "de savoir à quel moment on est titularisé". Il s’agit simplement pour le ministre de "l’amélioration de la gestion des agents non-titulaires".
Ces annonces font suite aux demandes d’explications des syndicats après les déclarations de Sarkozy qui s’était engagé le 25 janvier 2010 à "envisager la titularisation progressive des contractuels de la Fonction Publique". Eric Woerth lui-même, dans un entretien au Figaro le 2 février 2010, s’était engagé sur des titularisations "sur la base de l’expérience".
L’UGFF-CGT (CGT Fonction Publique) portait lors de cette réunion les revendications de la CGT-Educ’action. Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’UGFF-CGT, s’est déclaré "un peu désappointé" devant la différence entre les annonces et la réalité des mesures car le ministre a fait savoir qu’il excluait tout plan de titularisation.
Les annonces du 26 mars 2010 sont clairement bien en-dessous de ce que l’on pourrait attendre : pour la CGT-Educ’action, TOUTES les situations précaires sont abusives ! Très clairement, Eric Woerth annonce simplement que les personnels de la Fonction Publique seront de plus en plus précaires et que seuls les plus méritants (sur quels critères ?) pourront obtenir une titularisation. Rappelons que l’exigence de titularisation de tous les personnels de la Fonction Publique est une exigence républicaine pour garantir aux fonctionnaires sérénité et indépendance dans leurs missions.
Pour la CGT-Educ’action il faut mettre fin à la précarité, à toutes les précarités, et donc il faut mettre fin à l’embauche de personnels non-titulaires ! C’est pourquoi la CGT-Educ’action revendique la titularisation des précaires, sans condition de concours, ni de nationalité, mais avec une vraie formation.
Le nombre très importants de personnels en Contrat à Durée Indéterminé (environ 25 % des non-titulaires enseignants !) démontre que ces personnels sont nécessaires au bon fonctionnement du Service Public d’Education, sur des postes et des emplois durables. La seule discussion légitime serait celle des conditions de leur intégration dans la Fonction Publique !

VOIE TECHNOLOGIQUE : ENCORE UNE REFORME QUI VA A L’ENCONTRE DES PERSONNELS ET DE LA REUSSITE DES ELEVES

Communiqué de l’intersyndicale
Après la réforme de la voie professionnelle, celle de la seconde générale et technologique et celle de la voie générale, le ministre de l’Education Nationale propose aujourd’hui au Conseil Supérieur de l’Education une réforme des séries technologiques industrielles, de laboratoires et d’arts appliqués.
Elle est sous-tendue par les mêmes principes :
- diminution des horaires disciplinaires (essentiellement dans les disciplines technologiques),
- imposition d’un tronc commun pour les disciplines générales,
- mise à disposition des établissements d’un volant d’heures globalisées pour les travaux pratiques, travaux dirigés et travail en groupes restreints et choix de leur répartition par les conseils pédagogiques,
- introduction de 2 heures d’accompagnement personnalisé,
- réduction du taux d’encadrement.
Tout en affichant une rénovation de la voie technologique, le projet, en fait, organise l’effacement de sa spécificité et va forcer nombre d’enseignants à envisager des reconversions.
Pourtant, les jeunes qui suivent ces formations sont attachés aux pédagogies qui y sont développées et les enseignants se sont prononcés pour le maintien et le développement de ces séries. Après le vote négatif du Comité Interprofessionnel Consultatif, le ministre doit renoncer à ce projet de réforme et ouvrir la discussion sur de nouvelles bases intégrant plus de démarches technologiques, plus de travail en groupes à effectifs réduits en ateliers et laboratoires.
Les organisations SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, CGT-Educ’Action, SUD, SNALC, SNCL et SN-FOLC n’acceptent pas ces choix ministériels, inscrits dans la recherche de suppressions de postes et de réduction de l’emploi public. Elles dénoncent l’atteinte portée à l’offre de formation et la dégradation des conditions d’exercice des personnels.
Elles appellent les personnels à poursuivre et amplifier la mobilisation dans les établissements contre ce nouveau projet et contre les réformes de la voie générale et professionnelle, de l’autonomie des établissements et contre les conditions d’accueil des stagiaires lauréats des concours de recrutement.

RYTHMES SCOLAIRES : CIRCULAIRE DE RENTREE... PAS SERIEUX, S’ABSTENIR !

Sarkozy a décidé de la suppression de la classe le samedi matin sans report sur le mercredi. Cela a impliqué 2 heures d’enseignement en moins pour les élèves et l’annualisation d’une partie de leur temps de travail pour les professeurs d’école.
Le ministre de l’Education Nationale Darcos a mis en place l’aide personnalisée et la modification des programmes. Cela a impliqué plus de connaissances à acquérir en moins de temps. Le ministre actuel Chatel, en septembre 2009, a laissé les conseils d’écoles décider de l’organisation de la semaine.
Cela s’est traduit par la semaine de quatre jours dans 95% des cas (avec des journées plus longues dues à l’aide personnalisée), ce qui n’est bon ni pour les élèves, ni pour les enseignants.
La circulaire de rentrée 2010, qui vient de paraître, demande aux autorités académiques que « l’organisation de la semaine en neuf demies journées (du lundi au vendredi en incluant le mercredi matin) (soit) encouragée chaque fois qu’elle rencontre l’adhésion ».
L’aménagement du temps scolaire mérite mieux que ces « bricolages à la petite semaine » !

Nous reviendrons prochainement sur les nombreuses autres questions soulevées par la circulaire de rentrée

MODALITES DU BACCALAUREAT PROFESSIONNEL : LUC CHATEL RENFORCE DANS L’OMBRE UN SYSTEME SCOLAIRE A 2 VITESSES

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Communiqué commun CGT-Educ’Action, SNUEP, UNL En séance plénière du Conseil Supérieur de l’Education du jeudi 11 mars, le Ministère de l’Education Nationale a présenté des décrets réformant les épreuves du Baccalauréat dans les filières professionnelles : faire passer l’intégralité des épreuves sauf trois en contrôle en cours de formation sans épreuve terminale. Pour la CGT éduc’action, le SNUEP et l’UNL, Luc Chatel aggrave les difficultés d’une voie déjà sous dotée.
Un Baccalauréat sans épreuve nationale, est-ce encore un Baccalauréat ?
Alors qu’il aurait été nécessaire de débattre du rythme des évaluations et du contenu des programmes pour mettre fin à l’effet couperet et au bachotage des examens en fin de parcours, le Ministère de l’Éducation Nationale a pris le mauvais chemin.
En effet, si nous pouvons être favorables à une réforme des épreuves du Baccalauréat Professionnel, nous ne pouvons accepter une évaluation finale qui repose sur chaque établissement et fait abstraction du droit à l’anonymat et à la partialité des corrigés.
Deux lycéens dans la même filière mais dans des établissements différents ne bénéficieront pas de la même reconnaissance de diplôme. La possibilité pour les lycées de mettre en place une stratégie de « prestige » d’établissement plutôt que de se concentrer sur la qualité réelle de la formation et sur la réussite des élèves peut entrainer une course à la sur-notation pour attirer des effectifs. […]
Nous considérons ce type de proposition comme un aveu de l’échec du Bac pro en trois ans. Le Gouvernement cherche une solution à la surcharge des programmes de lycée professionnel : en réformant dans une logique comptable sans prise en compte de la qualité de la formation dispensée, il crée une situation catastrophique pour les élèves et impossible pour les enseignants. […]

PROTOCOLE D’INSPECTION DES CPE : AU SECOURS, LE SURGE RENAIT DE SES CENDRES !

Une fois de plus, le corps d’inspection cherche à faire des CPE des adjoints aux chefs d’établissement et à les intégrer de force dans les équipes de direction ! En effet, l’Inspection générale de la Vie Scolaire a annoncé que l’Inspection générale de l’Éducation nationale réfléchissait à la mise en place d’un protocole d’inspection destiné aux CPE.
Sur le contenu des compétences attendues dans ce protocole :
"L’idée serait donc de mettre sur pied des inspections de CPE, qui évalueraient quatre compétences arrêtées par l’institution :
- La capacité d’assumer le pilotage du service de la vie scolaire ;
- Conseiller dans le domaine de la politique éducative le chef d’établissement et l’ensemble de la communauté éducative y compris les parents ;
- Assurer avec les autres personnels le respect des règles de vie et du droit dans l’établissement ;
- Contribuer à la continuité, la cohérence et la pertinence éducatives au sein de l’établissement."
Le CPE travaille en collaboration, parfois étroite, avec le chef d’établissement mais sa véritable place au sein des établissements se situe dans les équipes pédagogiques, relais indispensable entre les jeunes, les familles et les enseignants, en suivant de manière "éducative" les jeunes. C’est ce pourquoi ils sont recrutés. Pour nos collègues CPE, il n’est absolument pas question d’intégrer le corps des personnels de direction.
Ce texte de l’Inspection fait suite au texte sur la présentation du nouveau concours dont la définition des épreuves montre la volonté de faire des CPE des adjoints. C’est une attaque sans précédent au statut des CPE. L’élève n’est plus au centre des préoccupations des futurs CPE. Seuls, le pilotage, le projet dit de "Vie scolaire " semblent intéresser les auteurs de ces textes…

Pour la CGT Educ’action, la circulaire de 1982 doit rester le cadre réglementaire des missions des CPE. Lire le Communiqué intégral de la CGT-Educ’action

MENACES SUR 9 CIO DU DEPARTEMENT

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Du fait de son déficit budgétaire et de son différend avec l’Etat, le Conseil Général de Seine-Saint-Denis annonce son intention de ne plus financer les neuf Centres d’Information et d’Orientation à gestion départementale du 93 (Aubervilliers, Bobigny, Bondy, Drancy, Le Blanc-Mesnil, Gagny, Le Raincy, Saint-Denis et Saint-Ouen). Si cette décision se confirmait, ce sont les élèves de 62 collèges et 36 lycées, ainsi que leurs familles, qui seraient touchés, et verrait leur droit à l’éducation et à l’orientation remis en cause. En allant au bout de sa décision, le Conseil Général du 93 porterait ainsi la responsabilité d’aider le gouvernement dans sa volonté de détruire le service public d’orientation

PETITION POUR UN 6E COLLEGE A AUBERVILLIERS

Une pétition intersyndicale a été rédigée sur la ville pour exiger la création d’un 6e collège pour la ville.
Parents, enseignants et habitants d’Aubervilliers demande instamment aux élus de la municipalité d’Aubervilliers, de Plaine Commune, du Conseil Général de la Seine Saint Denis et à l’IA de Bobigny de tout mettre en oeuvre pour que la construction du sixième collège d’Aubervilliers, déjà inscrite au Plan Pluriannuel d’Investissement de juin 2010, soit vite rendu réelle. D’ores et déjà, l’augmentation globale des effectifs de collégiens prévue entre 2008 et 2012 ne peut pas être absorbée par les cinq collèges de la ville sans mettre en danger la réussite des élèves. Les 5 autres arrivant à complète saturation. La pétition est à télécharger et signer ici

3E TOUR SOCIAL

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Communiqué de la Cgt
L’expression des électeurs à l’issue du second tour des élections régionales du 21 mars 2010 confirme la tendance déjà observée le 14 mars. Avec une participation au scrutin, certes insuffisante de l’ordre de 51 % l’expression des électeurs est largement représentative.
[…]. Les candidats issus de la majorité parlementaire, dont des ministres, sont largement minoritaires. Pourtant, la dernière semaine a été consacrée à chercher un plébiscite à la politique gouvernementale par la médiatisation de la campagne du Premier ministre.
La CGT attend des exécutifs régionaux qu’ils soient à l’écoute des attentes sociales.
Le score obtenu par le Front national conforte la CGT dans son combat contre l’exploitation des peurs, le racisme et la xénophobie.
A tendances nationales, il faut des conclusions nationales : c’est bien d’autres orientations dans les domaines économiques et sociaux qui doivent être à l’ordre du jour le plus rapidement possible dans la conduite des entreprises comme dans celle du pays.
Le Président de la République est le premier interpellé par ces votes qui manifestent le très fort mécontentement des salariés, tant du privé que du public, vis-à-vis des politiques en vigueur.
Il apparaît évident que les salariés ne sont pas disposés à être davantage encore les victimes d’une crise dont ils ne sont en rien responsables. Or, les premières déclarations des représentants du gouvernement, tout en reconnaissant une défaite électorale laissent entendre qu’ils feront preuve « de ténacité et de persévérance gardant le cap », notamment pour la réforme des retraites !
[…]La CGT met en garde contre une attitude gouvernementale qui ne manquerait pas d’alourdir encore davantage le climat social dans le pays. […]
Montreuil, le 22 mars 2010

HAUSSE DES TARIFS DU GAZ : UNE NOUVELLE PONCTION D’1 MILLIARD D’EUROS SUR LES MENAGES

Déclaration de la Cgt, de la Fédération Mines-Energie CGT et d’INDECOSA-CGT
Le gouvernement prévoit une nouvelle ponction sur les ménages par une très forte augmentation des tarifs du gaz de 9,5% au 1er avril.
Pour la CGT, sa fédération de l’Energie et son institut de consommateurs Indécosa-CGT, cette hausse est injustifiée au moment où les salariés subissent toutes les conséquences de la crise. Elle n’est pas plus justifiée par des raisons économiques. Le résultat du groupe GDF SUEZ a atteint un niveau historique en 2008, niveau confirmé en 2009 malgré la crise (4,5 milliards d’euros).
Ce dernier résultat a été réalisé grâce à une augmentation de 500 millions d’euros de la marge faite sur les consommateurs domestiques. Le Groupe GDF SUEZ entend renouveler cette augmentation en 2010, ce qui portera à 1 milliard d’euros annuel le niveau de la ponction sur le pouvoir d’achat des ménages.
La concurrence était censée provoquer la baisse des prix. C’est l’inverse qui se produit. Au travers du nouveau contrat de service public, l’Etat se désengage de ses responsabilités en matière de tarifs publics. Il est inacceptable de laisser à l’entreprise toute latitude pour fixer les tarifs dans la plus totale opacité.
Il faut faire la transparence sur les tarifs du gaz. Toute hausse injustifiée d’un produit essentiel comme le gaz serait insupportable. […] La CGT, la FNME-CGT et Indécosa-CGT revendiquent une remise à plat des tarifs, ce qui selon nos analyses, doit conduire à une baisse immédiate.
Montreuil, le 25 mars 2010
Lire la déclaration complète

CONDITIONS DE TRAVAIL. SANTE. UNE ENQUETE NATIONALE DE LA CGT-EDUC’ACTION

La Cgt-Educ’Action lance une enquête nationale sur les Conditions de Travail dans le 1° degré et la santé. Un questionnaire en ligne est à remplir (en le faisant soigneusement 5 minutes maximum).
Participez à cette enquête en remplissant le questionnaire électronique que vous trouverez en cliquant ici.

INFOS-CARRIERES : MUTATIONS ET PROMOTIONS

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MUTATIONS. Pour le Mouvement intra 2nd degré le serveur a fermé le 1er avril. Les confirmations doivent être envoyées pour le vendredi 9 avril 2010 pour les zones A et C.
Pour infos, nous publions les barres d’entrée du mouvement inter ici

Dans le 1er degré, le serveur pour le mouvement départemental est fermé depuis le 22 mars. Les accusés de réceptions sont à envoyer pour le 30 mars
Les résultats des permutations nationales sont à présent connus. Si vous n’avez pas obtenu satisfaction vous pouvez faire une demande d’INEAT/EXEAT. Les documents sont à transmettre avant le 10 avril.

Nous vous invitons à nous transmettre votre dossier syndical à télécharger ici  

AFFECTATIONS DES NON-TITULAIRES. Les collègues contractuels (y compris les anciens maîtres-auxiliaires) en poste doivent saisir leurs vœux d’affectation sur le serveur du rectorat avant le 6 mai
Retrouvez toutes les infos et la fiche syndicale ci-dessous pour faire suivre votre affectation par les élu-e-s CGT sur notre site

NOTATION ADMINISTRATIVE.. Les chefs d’établissement vont donc être appelés à noter les collègues à jusqu’au 16 avril. Les éventuelles contestations doivent parvenir pour fin mai. La commission devrait se tenir en juin.
Plus d’infos sur le site

PROMOTIONS D’ECHELON. Les CAPA d’avancement d’échelon pour l’année 2009/2010 se sont déroulées
Nous publions ici les tableaux récapitulatifs des promotions par corps.

HORS-CLASSE. La circulaire pour la campagne 2010 2nd degré est parue.
Du 17 mars au 31 mars, les chefs d’établissement formuleront un avis et rédigeront une appréciation via i-Prof, pour chaque dossier d’agent promouvable qui portera sur l’implication dans la vie de l’établissement. Une évaluation du dossier de chaque promouvable sera réalisée par l’inspecteur de la discipline, via i-Prof, du 24 mars au 5 avril.
Un dossier syndical est à télécharger
La CGT continue de revendiquer l’intégration de la hors-classe dans le déroulement de carrière de tous les collègues.

CONGES FORMATION 2010/2011
Le serveur pour les demandes de congé formation est fermé depuis le 28 mars minuit.
Les résultats devraient être connus mi-juin
N’oubliez pas de télécharger sur le site et de nous transmettre votre fiche syndicale de suivi.

AUTRES COMMUNIQUES ET INFOS RECENTES

EDUCATION
- Base élèves : la CGT Educ’action exige la levée des santions contre les directeurs d’école
- A Bagnolet, parents et enseignants décrètent l’urgence pour le service public d’éducation !
- Du racisme ordinaire aux états généraux de l’insécurité à l’école
- Voie technologique : encore une réforme qui va à l’encontre des personnels et de la réussite des élèves
/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" height="11" width="8" /> Les personnels du LP Voillaume Aulnay exercent leur droit de retrait

INTERPRO ET INTERNATIONAL
- 300 000 emplois industriels détruits : Les salariés veulent des réponses immédiates .
- Motion du Conseil national de la CGT-Educ’action sur les retraites
- Revalorisation tronquée : pour solde de tout compte !

PERMANENCES SYNDICALES

Nous tenons des permanences à la Bourse du travail de Saint-Denis :
- Mardi de 9h à 15h30 (01 55 84 41 02)
- Mercredi après-midi : (01 55 84 41 06)
- Jeudi de 9 à 15h30 : (01 55 84 41 06)
- Vendredi de 9 à 15h30 : (01 55 84 41 02)
En cette période, il nous arrive d’être absent-e-s. Laissez un message ou un mail

CALENDRIER SYNDICAL PROCHAIN

- Jeudi 8 avril : Journée de grève et de manifestations « Petite Enfance » 10h Luxembourg

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- Samedi 10 avril : Manifestation départementale Parents-Professeurs

- Mercredi 14 avril : Rassemblement au rectorat à 14h pour porter les revendications des écoles et établissements

- Lundi 10 mai : Commission exécutive de la CGT-Educ’action 93

- Mardi 11 mai : Réunion des personnels de vie scolaires précaires (Aed, AVS, AP…)

- Mercredi 19 mai : Réunion spéciale TZR

- Mercredi 26 mai : Réunion spéciale non-titulaires

 

Source : http://cgteduc93.free.fr/?Infos-syndicales-aux-personnels

Publié dans Ile-de-France

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